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29.11.10

Permalien 13:57:47, par Denis Email , 232 mots   French (FR)
Catégories: Roman "Ras-le-bol"

Page de pub

La question de la dette et du risque de faillite des Etats revenant sur le devant de la scène avec l’Irlande, et peut-être demain le Portugal ou l’Espagne, un peu de pub ne fait pas de mal.

A tous les non-initiés de la finance, qui ont envie de comprendre les mécanismes et les enjeux de la crise actuelle des dettes souveraines sans avoir à se plonger dans d’austères manuels d’économie financière, je conseille la lecture de "Ras-le-bol" (oublions ce titre racoleur choisi par l’éditeur…).

Sous la forme plus ludique du roman, "Ras-le-bol" décrit, en l’appliquant à la France, l’engrenage infernal et la tempête financière, économique et finalement sociale qui menacent les Etats suspectés d’être en mauvaise posture financière : défiance des marchés financiers (en fait des investisseurs) face à la dégradation des finances publiques, tension sur les taux d’intérêt de la dette publique, difficultés à lever de nouvelles dettes et donc à régler les dépenses (salaires et pensions de retraite des fonctionnaires notamment)etc etc...

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A suivre sur le blog "Le temps d'agir"", une version revisitée de "Sortir de l'euro ?", un article qui semble avoir un franc succès depuis quelques jours...

05.11.07

Permalien 18:46:25, par Denis Email , 42 mots   French (FR)
Catégories: Divers

Message aux passants

Vous trouverez sur ce site des informations sur le roman "Ras-le-bol" et son auteur. Pour des commentaires et des échanges sur l'actualité récente en matière politique, économique, financière et sociale, c'est (un peu) plus animé sur ce site là.

08.05.07

Permalien 14:14:14, par Denis Email , 839 mots   French (FR)
Catégories: Roman "Ras-le-bol"

Quelques informations à propos de "Ras-le-bol"

Afin que les visiteurs de ce site sachent où ils mettent les pieds, voici quelques informations à propos de "Ras-le-bol" et de son auteur.

"Ras-le-bol" est un roman qui mêle politique-fiction et anticipation économique et financière et aborde, de façon un peu pamphlétaire, la question de l'avenir de notre fameux "modèle social".

Je n'aime pas ce titre "Ras-le-bol", que je n’ai pas choisi et qui m'a été imposé par l'éditeur. Le titre du manuscrit original était "Faillite d'Etat", mais je n'ai pas vraiment eu le choix quant aux éditeurs prêts à le publier...

=> Lire un résumé du roman

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"Ras-le-bol" aborde des thèmes aussi variés que la nécessaire rénovation du discours et de l’action politique, le déséquilibre des comptes publics et des régimes de retraite par répartition, l’efficacité de la dépense publique, les effets pervers des 35 heures, les difficultés de logement et la paupérisation des classes moyennes.

Aucun a priori idéologique ne sous-tend cette fiction, si ce n’est quelques convictions tenant plus du bon sens que d’un quelconque parti pris idéologique ou partisan. En vrac et à titre d’exemple : que les réalités économiques et financières ne peuvent pas être éludées et finissent toujours par se rappeler au bon souvenir des utopistes ; que l’on a rien inventé de mieux jusqu’ici que la libre entreprise pour créer des richesses que l’Etat doit se charger ensuite de redistribuer de façon équitable et efficiente, sans pour autant décourager ceux qui font œuvre d’entreprendre ; qu’être pour ou contre la mondialisation n'a pas de sens (c'est comme être pour ou contre le mauvais temps, les tsunamis ou la grippe aviaire, il faut faire avec, et les centaines de millions de Chinois, d'Indiens et de Polonais qui veulent pouvoir consommer comme nous et qui sont prêts à travailler 35 heures en 2 jours pour cela, se contrefichent de ce qui peut nous arriver) etc.

Certains verront un parti pris libéral là où il ne s’agit que prendre acte du fait que l’économie de marché est "le pire des systèmes à l’exception de tous les autres".

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Pourquoi un roman ?

Je n’avais pas pris le temps jusqu’à maintenant de faire un "making-off".

"Ras-le-bol" a été publié en septembre 2005 par Le Jardin des Livres, un éditeur plutôt inattendu pour un tel ouvrage, compte tenu de sa ligne éditoriale, mais le seul à avoir accepté de le publier…

L’idée de ce roman m’était venue en septembre 2003, après des années d'atermoiements et d'immobilisme de nos dirigeants politiques face aux sujets qui fâchent comme les déficits publics ou les régimes de retraite et quelques mois après un débat présidentiel confisqué, où les enjeux économiques, financiers et sociaux avaient été soigneusement écartés au profit d'un matraquage sur l'insécurité

D’abord, pourquoi un livre sur notre fameux modèle social ?

Une citation de Pierre Mendès-France résume assez bien ma conception de ce que devrait être le débat et l’action politiques : "Le premier devoir, c'est la franchise. Informer le pays, le renseigner, ne pas ruser, ne pas dissimuler, ni la vérité ni les difficultés ; ne pas éluder ou ajourner les problèmes, car dans ce cas ils s'aggravent."

Parce que, quoi qu’en disent certains qui voudraient nous faire croire que l’Etat peut tout, ce modèle ou plutôt cet anti-modèle est au bord de la faillite. Aussi présomptueux que cela puisse paraître, je souhaitais contribuer à la nécessaire prise de conscience des Français à ce propos et me faire l'un des porte-paroles d’une majorité silencieuse, celle qui subit la dégradation régulière de la situation depuis plusieurs années sans pouvoir l’exprimer autrement que dans les urnes. Donc sans pouvoir l’exprimer du tout, dès lors qu’elle se refus à donner son suffrage aux extrêmes.

Ensuite, pourquoi sous la forme d’un roman ?

De nombreux essais sont parus ces dernières années sur cette question de l’avenir de notre modèle social et on ne compte plus les éditoriaux, chroniques et tribunes sur le sujet dans la presse. L’idée du roman m’avait paru intéressante à plusieurs titres. Le roman permettait d’espérer toucher un public plus large, d’évoquer le quotidien des Français, de rendre abordable des mécanismes financiers qui peuvent rebuter certains, mais qui n’en sont pas moins incontournables, et de mettre en scène un des déroulements possibles d’une explosion sociale. Philippe Jaffré a eu d’ailleurs la même idée en publiant en septembre 2006, en collaboration avec Philippe Ries, un roman intitulé "Le jour où la France a fait faillite".

A propos de l’auteur

07.05.07

Permalien 14:05:09, par Denis Email , 305 mots   French (FR)
Catégories: Roman "Ras-le-bol"

Résumé du roman

Comptable chez un fabricant d’extincteurs, François Puysange perd son emploi lors de la fusion de son entreprise avec son principal concurrent. Au même moment, les grèves menées dans les transports publics pour s’opposer à la mise en place d’un service minimum bloquent la France. Révolté par l’égoïsme des grévistes, François profite de son nouveau statut de chômeur pour créer un mouvement politique qui se veut différent des partis établis. Il dénonce la situation catastrophique des finances publiques, la fracture entre secteurs public et privé et pronostique la faillite prochaine de l’État français. Son discours populiste mais réaliste, sa naïveté face aux hommes politiques en place et l’accès aux médias lui assurent un succès foudroyant. Quelques mois plus tard, alors que son mouvement est devenu un véritable parti politique, les faits lui donnent raison : la France doit faire face à une véritable tempête financière lorsqu’une agence de notation financière met en doute la solvabilité de l’État. Privé de toute possibilité d’endettement supplémentaire, l’État français se trouve rapidement pris à la gorge. Le pays plonge alors dans une crise sans précédent qui ouvre à François Puysange les portes du pouvoir…
Cet ouvrage se voudrait un témoignage des angoisses que connaissent de nombreux Français en ce début de troisième millénaire. Chômage, incertitude sur les retraites, violences urbaines, mondialisation et délocalisations, déficits publics abyssaux et endettement colossal de l’État, misère et désespérance sociale, fracture entre gouvernants et gouvernés, entre secteurs public et privé… Le cocktail est explosif. Avec le risque que la réalité dépasse un jour la fiction…

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Permalien 13:25:41, par Denis Email , 499 mots   French (FR)
Catégories: Roman "Ras-le-bol"

A propos de l'auteur

Castel est un pseudonyme (le prénom reste vrai), un pseudonyme que je n’ai pas choisi (j’ai été mis devant le fait accompli par l’éditeur de "Ras-le-bol"), mais un pseudonyme quand même.

Certains se demanderont : pourquoi un pseudonyme ? Tout simplement parce que, même si je n’occupe pas un poste d’un niveau stratosphérique au sein de l’établissement financier qui m’emploie, il m’arrive quand même plus ou moins régulièrement d’être interviewé par la presse spécialisée dans mon domaine d’activité. La politique de communication de toute entreprise étant totalement verrouillée, l’utilisation d’un pseudonyme était indispensable pour conserver une entière liberté d’expression et de ton par rapport à mes fonctions professionnelles et à mon employeur.

Pour ce qui est de l’état-civil, j’approche de la quarantaine (un peu trop vite à mon goût…), je suis marié, j’ai trois garçons de 10, 7 et 2 ans (avec lesquels je ne suis pas toujours suffisamment patient), et je réside en proche banlieue parisienne.

Edit du 29 mai 2012 :
Ma vie privée a un peu évolué depuis 2006... Outre la barre des 40 ans franchie avec un peu de spleen contrairement à celle des 20 et des 30 (à 40 ans on se sent basculer dans l'autre moitié de sa vie), j'ai divorcé, j'ai depuis peu une petite fille (je me pensais condamné à faire des garçons) et j'habite maintenant en plein Paris.

Au plan professionnel, après des études en économie et finance, j’ai occupé différentes fonctions au sein de divers établissements financiers (la filiale financière d’un constructeur automobile, un établissement financier travaillant en partenariat avec les notaires, la filiale d’assurance-vie d’un grande banque française, un établissement spécialisé dans le financement immobilier après avoir fait l’expérience à la fois instructive et désagréable d’un rachat suivi d’une fusion) et j'exerce maintenant mon activité dans un groupe de gestion d'actifs.

Par ailleurs, je profite de la générosité de mon employeur en matière de congés et autres RTT pour enseigner la matière financière quelques jours dans l’année à l’IAE de Caen Basse-Normandie.

Mon obsession manifeste de l’équilibre des finances publiques et de la neutralité actuarielle entre les générations me fût peut-être révélée par les cours de Christian Saint-Etienne, qui, dès 1991, avait pressenti la concurrence fiscale entre Etats et les problèmes de financement insolubles posés par l’allongement de l’espérance de vie. Il faut ajouter qu’un suivi assidu de l’actualité politique, économique et sociale depuis le plus jeune âge, et un surmoi hypertrophié, qui me rend allergique à toute forme d’injustice et d’égoïsme, avaient créé un terreau personnel favorable à la dénonciation des travers de ceux qui nous gouvernent, ce qui a donné naissance à un roman de politique-fiction "Ras-le-bol" et à un blog "Le temps d’agir".

29.01.06

Permalien 19:17:49, par Denis Email , 303 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

Le verre à moitié vide

Les réactions au projet du gouvernement de Contrat Première Embauche sont un bon exemple du dogmatisme, de la mauvaise foi idéologique de ceux qui prétendent défendre les intérêts des salariés contre les employeurs (sans parler des tentatives de manipulation de la part des organisations étudiantes). Ce sont là les vrais "déclinologues", ceux qui ne voient que les risques et jamais les opportunités, ceux qui voient toujours le verre à moitié vide (et il regrettable que le Premier ministre leur aient assimilé ceux qui, tout en insistant sur l’urgence de faire que le verre soit de nouveau rempli, le voient quand même à moitié plein). Syndicats et partis de gauche dénoncent en effet la précarisation des jeunes (comme s’ils étaient déjà tous installés dans un emploi stable) et ne voient dans ce contrat que le risque de rupture à l’initiative de l’employeur au cours des deux premières années. Aucun n’y voit l’opportunité pour les jeunes concernés de décrocher un contrat de travail plutôt que rester au chômage, d’acquérir une expérience et des savoir-faire et donc d’accroître leur valeur sur le marché du travail. Et au bout de 12 ou 18 mois, la possibilité pour certains de ces jeunes de prendre l’initiative de la rupture de ce contrat parce qu’une autre entreprise leur proposera une rémunération plus élevée ou plus d’avantages ou les deux à la fois pour pouvoir disposer de cette expérience et de ces savoir-faire. Avec, à la clé d’ici quelques années, un cercle vertueux qui verra les entreprises revenir d’elle-même au traditionnel CDI lorsqu’elles n’arriveront pas à recruter en proposant un Contrat Première Embauche.

15.01.06

Permalien 19:59:49, par Denis Email , 302 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

Le dernier avatar de la pensée unique

La crise des banlieues et le rapport Pébereau sur l’endettement de la France ont été deux signaux forts montrant que la France allait dans le mur, qui plus est en klaxonnant. Tous ceux qui s’en alarmaient et tentaient d’alerter l’opinion publique depuis des mois voire des années, auraient dû pouvoir se féliciter du début de prise de conscience qui s’en est ensuivie. Ils se retrouvent en fait depuis quelques semaines cloués au pilori par certaines têtes bien pensantes du pouvoir politique et des médias. Déclinologue, défaitiste, pessimiste du Café du Commerce, ces têtes bien pensantes n’ont pas de mots assez durs pour fustiger et désigner à la vindicte publique ceux qui ont osé avoir raison avant eux. Une mise au point s’impose : la plupart de ceux qui, à l’instar de l’auteur de ces lignes, s’inquiètent du gonflement de la dette publique, de la faiblesse de la croissance ou de la situation de nombreux Français confrontés au chômage et à la misère (Cf. à ce propos le rapport récent de l‘Union des Familles en Europe) ne sont pas des tenants du déclin, et encore moins des défaitistes qui penseraient que les Français sont des nuls et que seul ce qui se fait à l’étranger est valable. La France dispose d’énormes atouts dans de nombreux domaines (technologique, médical, touristique, culturel etc). Et ce sont justement ces atouts, qui d’une part lui permettent de supporter tous les gaspillages de l’argent public que dénonce encore Jacques Marseille dans Le Point de cette semaine, et qui d’autre part, laisse espérer que, malgré les difficultés, il est encore possible de s’en sortir.

01.01.06

Permalien 07:01:10, par Denis Email , 353 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

Bonne année 2006 !

En ce début d’année propice aux vo eux et aux bonnes résolutions de toute sorte, je fais un vo eu : que tous nos dirigeants politiques prennent la résolution de faire preuve en 2006 de franchise, de sincérité, d’objectivité, de courage, de transparence, de bonne foi, de réalisme. Parce que chacun, y compris l’auteur de ces lignes, ne peut que souhaiter que 2006 soit l’année d’une prise de conscience collective de l’urgence des réformes et du rassemblement de tous les Français autour d’un projet mobilisateur et porteur d’espoir. Ce qui suppose de leur expliquer, sans détour et en toute objectivité, les tenants et les aboutissants des différents choix qui s’offrent à eux. Le choc des ambitions personnelles et les querelles d’ego, que ce soit entre le Premier ministre et son ministre de l’Intérieur ou entre les multiples présidentiables du PS, ne laissent malheureusement rien augurer de tel et font plutôt craindre que les douze prochains mois soient exclusivement consacrés aux mano euvres politiciennes en vue de l’élection présidentielle de 2007 plutôt qu’aux nécessaires efforts de pédagogie à l’égard des électeurs. Il n’est toutefois pas impossible qu’aucun d’entre eux n’accède finalement à la fonction suprême. Au cours des mois tumultueux qui s’annoncent, la moindre étincelle peut mettre le feu aux poudres comme l’a montré la crise récente des banlieues. Dans les situations de crise, il n’est pas rare qu’émerge une personnalité libre des errements du passé, un homme ou une femme que personne n’attendait, mais à qui tous reconnaissent la légitimité nécessaire pour redresser la situation. A l’instar d’un Winston CHURCHILL, qui prêcha dans le désert tout au long des années trente pour dénoncer le danger que constituait le régime nazi et ne se compromit pas dans la politique d’apaisement, ce qui lui conféra une légitimité incontestable pour exercer le pouvoir quand l’orage survint.

31.12.05

Permalien 20:02:02, par Denis Email , 274 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

Caviar, champagne et RMI

En cette période de fêtes de fin d’année, synonymes de ripailles et d’excès alimentaires, le coup de force de quelques dizaines de chômeurs à la Grande Epicerie du Bon Marché, haut lieu du commerce de produits de bouche haut de gamme, est un symbole de la fracture, pour ne pas dire du gouffre, qui divise la France en cette fin d’année 2005. L’étalage de richesses et de produits de luxe ne peut évidemment qu’exciter la convoitise de ceux qui doivent endurer au quotidien la misère due à la précarité du travail et au chômage de masse, ces cancers qui rongent peu à peu notre tissu social. Il est même étonnant qu’il n’y ait pas eu ces dernières années plus de désespérés sociaux tentés, pour se faire entendre, de mener des actions plus radicales envers les symboles de notre société de consommation censitaire. Sans céder aux sirènes utopiques de l’extrême-gauche et en appeler à un grand soir et à une stricte égalité de revenus entre les citoyens, qui seraient des non-sens économiques et dont les pays de l’ex-bloc soviétique ont prouvé qu’ils ne menaient nulle part, il n’en reste pas moins qu’il est grand temps que soient menées les réformes d’envergure qui, en relançant la machine économique et en remettant en marche l’ascenseur social, redonneront espoir à tous les Français. Sauf à prendre le risque d’actions de plus en plus radicales de la part des exclus et des laissés-pour-compte du système.

10.12.05

Permalien 20:04:27, par Denis Email , 372 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

Du déficit et de la dette pour quels résultats ?

Après l’annonce par le Ministre de l’Economie et des Finances que la dette publique dépasse les 2.000 milliards d’euros en tenant compte des engagements liés aux retraites de la fonction publique, après l’examen d’un budget une nouvelle fois en déficit sensible malgré l’utilisation de tous les artifices possibles par le gouvernement pour le contenir, il reste une seule question qui vaille : à quoi servent ce déficit et cette dette en perpétuelle augmentation ? Si encore nous affichions depuis 30 ans un taux de croissance digne des Etats-Unis, un pouvoir d’achat en hausse constante et un taux de chômage insignifiant, on pourrait être tenté de penser qu’ils ne sont pas inutiles. Mais nous en sommes loin. Avec une croissance molle, 10 % de chômage, un pouvoir d’achat qui s’effrite, 1 million de RMIstes, nous endettons chaque année un peu plus nos enfants et petits-enfants pour de bien piètres résultats. Et on ne peut pas incriminer les banques centrales. Depuis 5 ans, les taux d’intérêt sont au plus bas. Si le niveau des taux était le seul déterminant de la croissance économique, celle-ci aurait dû s’emballer depuis 5 ans. La croissance molle que nous avons connu sur cette période oblige à s’interroger sur les effets pervers du déficit et de la dette publics. Qui arrivera à faire comprendre aux Français que ce sont là les premiers ennemis de la croissance, des créations d’emplois et de la hausse du pouvoir d’achat. Il règne sur cette question un aveuglement collectif entretenu par le déni de la réalité dont font preuve nos dirigeants. A l’instar de celui qui prévalait dans les années 30, lorsque nos chefs militaires affichaient une confiance inébranlable dans la protection que procurait la ligne Maginot et refusaient de voir que la mécanisation des armées remettait en cause les schémas tactiques datant de la première Guerre Mondiale. On sait ce qu’il advint. Il fallut la catastrophe des mois de mai et juin 1940 pour que les yeux des Français s’ouvrent à la réalité. A quand la débâcle ?

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A propos de l’auteur

Contact : denis@deniscastel.fr

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