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01.12.05

Permalien 20:05:41, par Denis Email , 355 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

2.000 milliards d’euros

Ce n’est pas le titre d’un polar, mais le montant de la dette de la France tel que l’a confirmé cette semaine le Ministre de l’Economie et des Finances. Le chiffre est tellement astronomique qu’on en vient à se demander si les Français se rendent bien compte de sa signification. Pour 900 milliards d’euros, il s’agit d’un engagement futur, les pensions qu’il faudra verser aux retraités de la fonction publique. Cette dette-là ne génère pas d’intérêt, mais elle correspond quand même à une dépense certaine dont il faudra s’acquitter dans les années à venir, et donc financer par des impôts et des prélèvements. Pour 1.100 milliards d’euros, il s’agit de sommes dues à ceux qui ont acheté des emprunts d’Etat et à qui des intérêts sont versés (pour un montant équivalent aux recettes de l’impôt sur le revenu). D’où viennent-ils ces 1.100 milliards d’euros de dettes ? De 30 ans de déficits publics. Chaque année depuis 30 ans, l’Etat dépense plus qu’il ne gagne. Pour financer cet excès de dépenses, une seule solution : recourir au crédit. Comme un ménage vivant au-dessus de ses moyens doit financer ses dépenses par du découvert bancaire ou des crédits à la consommation. On sait comment cela finit pour les ménages qui tirent trop sur la corde : en situation de surendettement. Pour les Etats, le processus prend un peu plus de temps mais on aboutit à un résultat identique : la crise financière, comme en Argentine. Et même si nous échappons à la crise financière en stabilisant cette dette pendant qu’il en est encore temps, il faudra quand même bien les rembourser, ces 1.100 milliards d’euros. Avec là encore, des impôts et des prélèvements. Chacun de nous, nos enfants et nos petits-enfants n’avons pas fini de payer. Pendant ce temps-là, ceux qui sont responsables de cette situation auront eu les honneurs des livres d’histoire. Vous trouveriez cela normal ?

25.11.05

Permalien 20:06:23, par Denis Email , 220 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

L’imposture de la défense du service public

Les grévistes de la SNCM et de la RTM, les manifestants du 19 novembre dernier et les grévistes de la SNCF cette semaine ont tous brandi l’étendard de la défense des services publics. Quand arrivera-t-on à mettre fin à cette gigantesque imposture ? Les réformes qu’appellent de leurs v½ux ceux d’entre nous qui sommes restés en contact avec les réalités du monde qui nous entoure, n’ont pas pour objectif de démanteler les services publics, mais d’optimiser le coût auxquels ils sont assurés sans que cela nuise à leur qualité. Les syndicats voudraient nous faire croire que toute diminution des coûts de fonctionnement des services publics est synonymes de détérioration de leur qualité. Comme si les progrès techniques ne s’appliquaient pas aux services publics. Depuis deux siècles, on fabrique mieux, plus vite et pour moins cher grâce aux progrès techniques. Et cela en matière d’industrie comme de services, y compris publics. L’imposture consistant à nous faire croire qu’il n’est pas possible de réduire le coût de fonctionnement pour la collectivité des services publics à qualité égale, n’est destinée qu’à défendre les privilèges d’une minorité. Et cela nous coûte cher. Trop cher.

23.11.05

Permalien 20:16:51, par Denis Email , 217 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

De l’usage de la violence en France

Quoi que chacun puisse penser des violences récentes qui ont enflammé les banlieues françaises, il faut constater qu’elles sont une nouvelle preuve que la violence est le seul moyen d’être écoutés des hommes politiques et des médias. Autre forme de violence permettant de se faire entendre : la nuisance publique, généralement au nom de la défense des services publics. Pour avoir voix au chapitre en France, il faut casser ou bloquer le pays. La liste est longue de ceux qui profitent de cet état de fait (le pire, en toute impunité pour certains) : les nationalistes corses, les agriculteurs qui saccagent des édifices publics, les marins de la SNCM, les militants anti-OGM (au moins, ceux-là assument-ils en partie les conséquences judiciaires de leurs actes), les salariés des entreprises de services publics, les routiers. Les autres, ceux qui respectent l’Etat de droit ou qui ne disposent pas des mêmes moyens de pression, n’ont que leur bulletin de vote pour exprimer leur mécontentement. Avec, scrutin après scrutin, le sentiment de plus en plus fort de ne pas être écoutés. Et donc le risque que de plus en plus d’entre eux se laissent séduire par les extrêmes de gauche ou de droite.

18.11.05

Permalien 20:18:42, par Denis Email , 203 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

La vraie nature de Nicolas

En obtenant des Éditions First qu’elles renoncent à publier la biographie de Cécilia, Nicolas SARKOZY a peut-être commis son premier vrai faux-pas. Car il vient ainsi de faire la preuve qu’il souffre du même travers que nombre de ceux qui nous dirigent depuis trente ans : il se place au-dessus des lois et donc des citoyens ordinaires et use de ses fonctions pour satisfaire des intérêts particuliers. Il existe des lois et des tribunaux pour contester le contenu d’un livre. Bien sûr, comme le veut l’adage, un mauvais accord est préférable à un mauvais procès et rien n’interdisait au ministre de l’Intérieur de négocier à l’amiable avec les Éditions First. Mais qui peut croire que ses fonctions actuelles et son statut de présidentiable favori des Français n’ont pas pesé dans la balance de façon déterminante ? Les Éditions First auraient-elles cédé à la pression s’il avait été sous-secrétaire d’État aux Anciens Combattants et candidat à la mairie de Limoges ? Il faut dire que dans ce cas-là elles n’auraient peut-être jamais eu l’idée de publier une biographie de Cécilia…

Permalien 20:10:34, par Denis Email , 160 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

Le "rating" de la France

Le scénario du roman "Ras-le-Bol" n’est pas loin de prendre forme. Dans une étude récente, l’agence de notation Standard & Poor’s s’interroge quant à la capacité de la France de conserver sa notation AAA, attribuée aux Etats les plus fiables pour ce qui est du remboursement futur de leurs dettes. L’agence de notation s’inquiète de l’augmentation de la dette publique, passée en 25 ans de 20 % à plus de 65 % du PIB, dénonce la dérive des ratios financiers de la France qui s’éloignent de la moyenne des pays notés AAA, et avertit que "la capacité à contenir strictement les dépenses de toutes les administrations publiques est devenue essentielle au maintien de la qualité de crédit élevé de la France". Le gouvernement est prévenu. Toute ressemblance avec des personnages et/ou des évènements décrits dans un roman paru récemment ne serait que pure coïncidence…

17.11.05

Permalien 20:11:15, par Denis Email , 331 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

La farce du service garanti

Dans la foulée de la dernière journée d’action organisée par les syndicats le 4 octobre dernier, le gouvernement nous a expliqué par médias interposés que le mécanisme de service garanti mis en place en Ile-de-France avait fait la preuve de son efficacité. Rappelons pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire que, dans ce dispositif adopté par le Syndicat des Transports en Ile-de-France (STIF, émanation de la région, qui n’a rien à voir avec un syndicat au sens traditionnel), la RATP et la SNCF se voient infligées des pénalités financières si elles n’assurent pas respectivement 50 % et 33 % du trafic en cas de grève. Pari gagné, s’était gargarisé le gouvernement début octobre. En oubliant de préciser que la Fédération Générale Autonome des Agents de Conduite (FGAAC, deuxième syndicat après la CGT) n’avait alors pas appelé à la grève. Cette fois, elle a elle aussi déposé un préavis de grève, en plus de celui déposé par la CGT, FO et Sud-Rail pour une grève reconductible à partir du lundi 21 novembre. Avec ces 4 syndicats, ce sont 90 % des conducteurs de trains qui sont appelés à la grève. Sauf à ce que la direction de la SNCF accède aux revendications de la FGAAC, la grève qui s’annonce à partir du 21 novembre risque donc fort d’apporter un démenti cinglant au triomphalisme du gouvernement en matière de service garanti, avec une journée de galère à la clé pour les usagers des transports publics. Le service garanti aura fait la preuve qu’il n’est que de la poudre aux yeux et qu’il n’assure en aucun cas un service minimum. Le gouvernement aura montré une nouvelle fois comment il s’arrange avec la réalité pour assurer son autoglorification. Quant aux motivations des grévistes, elles seront l’occasion d’un autre commentaire.

16.11.05

Permalien 20:12:03, par Denis Email , 181 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

Péripéties personnelles sur la l igne C du RER

Mercredi 16 novembre 2005, 7 heures du matin. En raison d’un incident en gare de Saint-Michel Notre-Dame (chute d’un caténaire ?), la circulation des trains est interrompue entre gare d’Austerlitz et Boulevard Victor. Comme moi, des centaines de voyageurs sont dans l’incapacité de rejoindre leur lieu de travail. Cela peut arriver, un incident. Et il n’y aurait pas lieu de s’en formaliser si un préavis de grève n’avait pas été déposé pour lundi prochain à la SNCF. Avec, parmi les motivations annoncées, la défense du service public. Les usagers de la ligne C du RER pourront témoigner avec moi que le service public est loin d’y être irréprochable. Et ce matin, nous étions nombreux à nous faire la remarque que, au moins sur la ligne C du RER, le service public devait plutôt être amélioré que défendu par une grève. Et sans parler de l'hypocrisie consistant à brandir l'étendard des services publics pour défendre en fait les intérêts et les avantages acquis d'une minorité.

15.11.05

Permalien 20:16:07, par Denis Email , 251 mots   French (FR)
Catégories: Commentaires du jour

L'Allemagne, un exemple à méditer ?

Le programme de gouvernement sur lequel se sont mis d’accord en Allemagne les dirigeants de la CDU-CSU et du SPD pour former leur grande coalition devrait nous faire réfléchir. Quoi qu’on puisse penser de la pertinence des mesures annoncées (hausse de 3 points de la TVA, contribution supplémentaire pour les hauts revenus, relèvement de l’âge de la retraite etc), il faut reconnaître deux mérites aux dirigeants de ces deux partis. Premièrement, celui d’appeler un chat un chat et de ne pas pratiquer la politique de l’autruche face aux défis que posent la mondialisation et le vieillissement de la population à des pays comme la France ou l‘Allemagne. Deuxièmement, celui d’annoncer des mesures qui mécontenteront certainement leurs électorats respectifs, mais que pour autant ces dirigeants responsables considèrent comme indispensables pour résoudre les problèmes de leur pays. Bel exemple de courage politique, que ceux qui nous gouvernent feraient bien de méditer. Les efforts demandés aux Allemands, les Français se les verront imposés tôt ou tard, lorsque notre fameux modèle social sera en faillite. Le gouvernement racle déjà les fonds de tiroir pour boucler un budget en déficit de 3 % (prévision basée qui plus est sur une prévision de croissance pour le moins optimiste pour 2006), mais il ne pourra pas renouveler le même bricolage financier chaque année. L’heure de vérité approche.

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Contact : denis@deniscastel.fr

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